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Je
dois avouer que je n'ai pas pris de note sur le déroulement
des opérations, j'évolue donc à vue.
Ainsi
je ne tarde pas à voir un changement dans le comportement
du couple : les parents sont souvent ensemble dans le
nid, j'en déduis qu'il y a du nouveau, donc vraisemblablement
des naissances !
À
partir de ce moment, je modifie le menu distribué
à mes oiseaux. En plus du mélange pour exotiques,
du millet en grappes, des coquilles d'ufs broyées
et de la pâtée insectivores, je leur offre
des pinkies et des teignes de ruche décongelés
que je saupoudre de vitamines (QUIKON FORTE ou EIWIT 90/PROTEIN
90 en alternance) Quelques vers de farine en mue complètent
la partie 'nourriture vivante'.
Cependant
un beau matin, je n'y tiens plus :
je décroche le nid et j'aperçois une boule
de duvet.
Je n'en demande pas plus, je raccroche avec délicatesse
celui-ci
Les
jours s'écoulent doucement, mais vu avec quel empressement
la nourriture est attendue puis absorbée, je ne
peux que penser que les petits sont toujours là
et bien nourris.
Je
ne fais toujours pas de nouvelle visite du nid (quelle
sagesse n'est-ce pas !).
Cependant vers le 1 er février, je crois sentir
une " drôle " d'odeur. Je redoute le pire
!
S'agit-il d'un nouvel échec ?
Trois jours plus tard, je trouve deux petits au fond de
la cage, en état de décomposition légèrement
avancé (il s'agissait bien de la mauvaise odeur
qui me caressait légèrement les narines).
Je
décroche prestement le nid pensant qu'il est vide
! Eh bien non, il y a 3 jeunes blottis au fond qui me
regardent tout étonnés.
Trois
jeunes, c'est déjà merveilleux, mais en
plus je remarque de façon précise qu'un
jeune est très clair
.. en deux secondes
j'imagine qu'il s'agit d'un 'isabelle' ou d'une mutation
'brune' (je ne suis pas du tout un spécialiste
ni un fervent des mutations)
Je
ne me pose pas de question : je remets le nid à
sa place
. Et j'observe que quelques instants plus
tard les parents nourrissent ce qui déclenche un
beau vacarme dans ma pièce d'élevage. Ça
se fait entendre, ces petites bêtes là, quand
ça a faim !!!
Aujourd'hui,
5 février 2002, les petits piaillent très
fort au moment du repas, donc tout va bien.
Afin
de prendre aucun risque, Je baguerai ces jeunes à
la sortie du nid en 2.5 si tout va bien, uniquement pour
être en règle avec les textes draconiens
qui
nous sont imposés.
Les
concours ne m'intéressent plus du tout pour de
multiples raisons : - fatigue des oiseaux
- coût de l'engagement trop élevé
(c'est l'éleveur qui fait l'effort de présenter
son oiseau qui finance partiellement l'exposition.
Il est temps de revoir l'organisation de ces
dernières afin de remplir la caisse du club organisateur
en attirant un peu plus les visiteurs
avec reptiles, tortures, pierres diverses, fleurs ou autre
tableaux de peinture
.. la diversification semble
être une porte de sortie
.. )
- mauvais soin des oiseaux (un zosterops au Mondial 2002
n'a jamais vu ni pâtée ni Nectar depuis son
arrivée jusqu'au jour de l'ouverture au public
!!)
- Un éleveur-juge (français) criait au scandale
parce que ses canaris n'étaient pas sur le podium
du même MONDIAL !!!.
Pour
ces quelques raisons j'estime ne plus trouver
de plaisir à exposer !
Aujourd'hui
6 février, je décide de mettre ensemble
les deux BAVETTES jusqu'à présent laissées
au repos.
Je ne parle pas encore d'accouplement, car j'ignore toujours
le sexe de la " future " femelle. Cependant
je garde espoir, car je ne l'ai jamais entendu chanter
et ils ont l'air de faire bon ménage
. collés
l'un contre l'autre. Je vais leur proposer un nid sans
tarder !
Le 07 février je constate que le premier jeune
est sorti du nid. Je procède comme chaque fois
dans ce cas, c'est-à-dire que je le renvoie d'où
il vient
dans son nid, rejoindre ses frères
et surs pour quelques jours encore s'ils le veulent
tous bien
Je remarque durant cette courte intervention que ce jeune
n'a pas le croupion très propre (petite diarrhée
?) et le bec enrobé de nourriture (comme de la
pâtée séchée) mais à
part cela il est vif.
Le
08 février, le jeune dont il est question ci-dessus
est mort ! (mes inquiétudes se sont confirmées
bien rapidement et bien tristement).
Les
deux autres jeunes restant ne tardent pas à sortir
du nid. Je tente de les baguer à trois reprises
sans succès en 2.5 (même avec du savon je
ne prends le risque de blesser le jeune soumis à
cette 'torture')
Avant de conclure, je souhaite dire que je n'arrive
pas à m'expliquer pour quelle raison cet oiseau
est aussi rare en France ! Il n'est pas plus cher que
beaucoup d'autres et semble élever tout à
fait correctement ses jeunes.
Pour
infléchir cette situation, je me suis constitué
un petit réseau d'éleveurs de " BAVETTES
A BEC JAUNE "
.Dans lequel on peut trouver
l'envie de communiquer afin de procéder à
des échanges (d'idées et d'oiseaux) sans
parler de FRIC ! Nous devrions ainsi dans quelques années
être parvenus à incruster de façon
satisfaisante cette espèce d'oiseaux dans nos élevages
Aujourd'hui,
ma passion pour les oiseaux est intacte, et pendant toutes
ces années, ma vision de notre rôle d'éleveur
s'est faite de plus en plus clairement : " élever
pour sauvegarder les espèces et limiter les prélèvements
dans la nature " quand cela est vraiment possible.
Chez
les nectarivores notamment, on est bien obligé
de se tourner vers les importateurs pour trouver quelques
COLIBRIS, TANGARAS, ou autres SOUIMANGAS qui bientôt
s'élèveront à l'identique des GOULDS
il y a quelques années (avec difficultés,
mais aussi avec succès).
Prélevons
peu, sagement
. Et prenons bien soin de ces oiseaux
depuis le départ de leur pays jusqu'à l'arrivée
dans nos volières.
Ne serait-il pas plus intelligent de privilégier
la qualité de l'exportation par rapport à
la quantité d'oiseaux destinée à
nos volières ?
Dans
un prochain article, j'espère pouvoir vous parler
de la réussite (ou même de l'échec
malheureusement) des espèces que je détiens
dont vous trouverez la liste sur le site d'Alice
Je
suis à votre disposition pour vous fournir les
réponses aux questions que vous pourriez me poser
sur internet à l'adresse suivante :
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