ELEVAGE EN CAPTIVITE :
Il
est recommandé de détenir cette espèce
dans une volière bien plantée pour espérer
obtenir de la reproduction.
Des
arbustes aussi denses que possible, un bassin (ou un
bac d'eau), un tas de compost dans un coin de la volière,
voilà l'essentiel de son cadre de vie.
Par
prudence, il est préférable de séparer
le couple dès le début de la mue ( août
), car un partenaire prend souvent le dessus, et parfois
de façon très dramatique ...
Une
volière extérieure convient parfaitementà
cette espèce d'oiseaux, ils ne craignent pas
du tout les basses températures, ni la neige.
Pour seul confort, il est recommandé d'aménager
un réduit pour la nuit, abrité du vent.
Chez
moi, dans le Sud-est de la France, ils occupent une
'serre-volière' ( 3 m x 7 m ), avec une extension
extérieure où ils passent presque tout
leur temps.
Ils
deviennent très rapidement familier, et n'hésitent
pas à venir quémander un ver de farine,
voletant sur place pour le prendre au bout des doigts.
Ces oiseaux sont sociaux et partagent l'espace avec
des diamants de Bichenow, des colombes exotiques de
petite taille, des Zostérops, des Yuhinas, des
Minlas ...
Cependant
on peut les taxer d'être de temps à autre
des prédateurs
. En effet j'ai eu à
déplorer des attaques mortelles sur de jeunes
cailles de Chine (sujets de moins d'une semaine). Ils
saisissent les poussins et les frappent pour les tuer
! ... sans pour autant avoir l'intention de les consommer.
Le bain quotidien ( ou plus si possible ...) fait partie
de ses besoins, pourtant il est bien piteux au sortir
de l'eau, son plumage détrempé handicapant
ses déplacements ...
Pendant la couvaison la femelle attend l'eau fraîche,
et s'y plonge avec empressement à chaque renouvellement.
Question
chant, " son ramage n'est pas à la hauteur
de son plumage" , mâle et femelle émettent
des sifflements puissants et monotones, surtout au petit
matin, pendant la ponte. Le mâle gazouille également
discrètement dans les fourrés, bec fermé,
sans ostentation. En cas d'excitation, un appel rapide
" tch,tch,tch,tch, " accompagné de
flexion de pattes et de hochements de la queue évoque
bien le rouge-queue de nos jardins. Et s'il est intimidé,
il ouvre alors un large bec, silencieusement, pour repousser
l'agresseur, mais cède la place sans jamais combattre.
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